Une Page De Mon Histoire

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Chemin personnel:

 

Je voudrais partager avec vous une page de mon histoire. Peut-√™tre que cela vous apportera quelque chose, ou pas ūüėČ

 

A l’heure o√Ļ je vous √©cris ces mots, je devrais dormir depuis longtemps car je me l√®ve √† 2h du matin pour aller travailler (07/04/2016). Mais mon intuition me dit de vous raconter cette histoire, alors la voici :

 

Il y a plusieurs ann√©es de √ßa, j’ai fait le choix de tout plaqu√© pour partir faire un tour de France en solitaire, √† pied, avec une tente et un sac √† dos, en perdant de vue un ami. Cet article lui est d√©di√©.

 

Tout √† commenc√© dans un village de Seine et Marne, alors que je vivais en collocation avec un ami. Ce dernier √©tait souvent absent pour raisons professionnelles. Puis un jour il a fait le choix de partir vivre dans le sud de la France, m’√©tant ainsi fin √† notre collocation.

 

Ce fut un tr√®s bon choix. Il y vit toujours actuellement, r√©alisant ses r√™ves et profitant de la vie (Si tu lis ceci l’ami, sache que je te salut et que je vous souhaite √† toi et ta famille, tout le bonheur que vous m√©ritez !). J’√©tais donc seul dans cet appartement o√Ļ je m’√©quilibrais progressivement. J’avais un travail qui me plaisait, une voiture, un toit… j’√©tais bien.

 

Un soir, un autre ami est venu frapper √† ma porte, il venait de se retrouver √† la rue en quelques minutes. Il me demanda si je pouvais l’h√©berger, le temps pour lui de se retourner. J’accepta avec plaisir. Il s’agissait de mon ami et je consid√©rais que si il √©tait venu frapper √† Ma porte, ce n’√©tait √©videmment pas un hasard. Qui plus est, je disposais justement d’une chambre de libre contenant un lit et une commode (chose qu’il ignorait). C’√©tait donc l’id√©al pour lui dans sa situation.

 

Au d√©but tout se pass√© bien. Comme il n’avait pas de travail, je le fis embaucher dans la soci√©t√© o√Ļ j’√©voluais. En r√©sum√© nous vivions sous le m√™me toit, prenions la m√™me voiture, pour travailler au m√™me endroit.

 

Ce qui √©tait un lot de solutions id√©ales c’est rapidement transform√© en une situation complexe et conflictuelle.

 

Logique diraient certains, mais pourquoi ?

 

Nous √©tions deux individualit√©s tr√®s diff√©rentes l’une de l’autre, tant sur le parcours de vie, les prises de consciences et l’ouverture d’esprit, que sur la fa√ßon de r√©agir face aux √©preuves de la vie. En ce qui me concerne, je suis quelqu’un qui ne renonce jamais, ou alors c’est exceptionnel et pour une raison bien pr√©cise (ce qui n’est finalement pas un renoncement). A l’√©poque c’√©tait aussi bien ma force que ma faiblesse, car je n’avais pas encore conscience de la notion d’acceptation et c’est d’ailleurs √† l’issue de cette histoire que j’ai eu cette r√©v√©lation.

 

Du coup, voyant quels √©taient les probl√®mes et les solutions pour les r√©gler, je me suis ent√™t√© √† vouloir aider mon ami. Je l’ai forc√©, c’√©tait inconscient √† l’√©poque, √† comprendre et √† d√©bloquer sa situation. Mais quand on force quelqu’un √† faire quelque chose qu’il ne veut pas et bien la r√©action qui en r√©sulte est oppos√© et l’individu se renferme dans sa situation. En fait, alors que je m’obstinais √† vouloir le faire √©voluer, je le poussais √† r√©gresser. Je n’ai pas respect√© son Libre Arbitre, je lui ai impos√© mes choix.

 

Apr√®s cet un cercle vicieux. Plus j’insistais; plus il me rejetais et plus je me sentais mal de vivre cette situation, plus il se confortais dans celle-ci. A tel point qu’un jour j’ai failli frapper cet ami ! Heureusement pour nous deux je n’ai pas franchis ce cap. En revanche, celui-ci m’a permis de comprendre une partie de mes erreurs et que j’√©tais entrain de tomber sous la dominance de mon ego.

 

Alors l’√©vidence m’ait apparue, il fallait que l’un de nous deux quitte la collocation. Et comme je savais qu’il n’√©tait pas capable de faire ce choix, √† l’√©poque, alors je le fis. Mais √©tant donn√© que nous √©tions aussi dans la m√™me entreprise, je devais √©galement quitter celle-ci pour mettre un terme √† cette situation chaotique. Une rupture totale √©tait n√©cessaire. En plus, j’avais pris conscience du bouleversement int√©rieur que je m’√©tais inflig√© et de la n√©cessit√© vitale pour moi de me retrouver. Fasse √† ces prises de consciences il ne me restait qu’une seule chose √† faire, passer √† l’action.

 

Toujours √† l’√©coute de mon intuition, je savais que puisque j’√©tais perdu, je devais partir √† ma rencontre. Le p√®lerinage en solitaire m’a tout de suite saut√© aux yeux, c’√©tait √©vident pour moi.

 

Dans la foul√© j’ai pris un atlas et mon premier choix fut la Cordill√®re des Andes. Je me suis vite rendu compte de l’excessivit√© de ce choix, alors j’ai d√©cid√© de rester en France. Je me suis fix√© comme point de d√©part la ville de La Rochelle. Puis j’ai fait mes comptes et r√©fl√©chi √† ce que devait contenir mon sac √† dos, le type de tente et de sac de couchage, la fa√ßon dont j’allais me nourrir, l’itin√©raire approximatif que j’allais suivre, les deux – trois √©tapes importantes pour moi et les magasins o√Ļ je pouvais me procurer mon n√©cessaire de voyage.¬†En faisant mes comptes, j’ai anticip√© mon solde de tout compte, puis √©cris ma lettre de d√©mission. Tout √ßa c’est fait en une nuit et sans internet, n’en √©tant qu’√† ses balbutiement √† l’√©poque.

 

Le lendemain je suis all√© voir mon patron afin de lui expliquer mon choix, pourquoi et comment. Il a compris et a fait ce qu’il fallait. Le soir j’ai fait part de ma d√©cision √† mon colocataire et le lendemain √† mes parents et ma copine.

 

Le 31 juillet j’ai effectu√© mon dernier jour de travail et le 18 ao√Ľt je prenais un train en direction de La Rochelle avec tout l’√©quipement dont j’avais besoin (et m√™me plus en fait). Mon sac pesait 40kg. Je m’√©tais procur√© un vieux t√©l√©phone portable qui avait une capacit√© d’autonomie extraordinaire et j’avais convenu avec mes parents, ma copine et mes proches que celui-ci serait allum√© √† jours fixes et dans un cr√©neau horaire de 2h en fin de journ√©e, fixe √©galement. J’avais 180 euros en poche et pas un centime de plus. Je suis partie le 18 ao√Ľt et revenu chez ma m√®re un peu avant les f√™tes de No√ęl. Entre temps ma copine m’avait rejoint √† Millau pour faire un √©change de v√™tements afin d’anticiper le froid de l’hiver qui commen√ßais √† s’installer.

 

Durant ce p√®lerinage, j’ai v√©cu des choses et rencontr√© des personnes magnifiques. A tel point que je suis reparti au mois de f√©vrier, pour finalement cheminer pratiquement tout le reste de l’ann√©e.¬†Ce fut une exp√©rience fabuleuse, o√Ļ l’acceptation fit partie de mes r√©v√©lations. J’ai eu d’autres prises de consciences, mais celle-ci √† √©t√© la plus forte.¬†

 

Je ne rentrerai pas dans le d√©tail des mille et une aventures li√©es √† cette exp√©rience, car elles sont tout simplement trop nombreuses. En faire un livre serait plus appropri√© (c’est une id√©e √† √©tudier).

 

Bien s√Ľr j’ai eu des moments difficile. √ßa n’a pas √©t√© rose tout le temps, sinon √ßa n’aurait pas √©t√© aussi enrichissant. Il y a eu des moment o√Ļ je me disais ¬ę¬†Mais qu’est ce que je fais l√† ?¬†¬Ľ, o√Ļ j’√©tais mal, o√Ļ j’avais froid, o√Ļ je n’arrivais pas √† trouver le sommeil, o√Ļ j’entendais des animaux errer autour de mon campement. Il m’est arriv√© d’√™tre r√©veill√© en pleine nuit parce qu’un animal venait de heurter ma tente ! Et bien d’autres petit moment o√Ļ j’√©tais dans le doute et la peur, seul avec comme armes mon b√Ęton de marche et mon mental.¬†

 

Mais j’ai aussi eu des moment de bonheur intenses ! O√Ļ tout √©t√© possible ! Des instant magique ! Par exemple, imaginez ceci. Vous √™tes dans la for√™t des Landes, seul, aucune habitation ou route au alentour. Il fait nuit, votre campement est install√© depuis quelques heures. Vous aviez fait un petit feu, mais vous commencer √† manquer de bois et vous n’avez pas envie de dormir, car vous √™tes simplement bien, l√†. Vous partez alors en qu√™te de bois sec. Vous marchez et arrivez au pied d’une dune de sable immense. Vous d√©cidez de la gravir pour admirer la vue depuis son sommet. Une fois en haut, vous vous retrouvez entre terre et mer, pris dans un vent qui vous impose sa pr√©sence ! La mer agit√©e √† plusieurs m√®tre sous vos pied ! La vo√Ľte c√©leste immacul√©e d’√©toiles laissant appara√ģtre tr√®s nettement la Voie Lact√© ! Puis en vous retournant, vous dominez la for√™t ! Avec pour seul source de signe de vie, un tout petit point lumineux que vous apercevez entre les arbres. C’est votre campement.¬†

 

Il n‚Äôappartient qu’√† soi de faire ses choix. Et les fa√ßons dont vous pouvez vivre vos peurs font √©galement parties de ces choix.

 

Bon ok je vous en raconte un peu plus, √ßa me d√©mange trop ūüėČ

 

Je me souviens d’une nuit d’orage terrible. J’avais install√© mon campement au pied d’un volcan en Auvergne. Il tombait des cordes et les relief montagneux faisaient comme des caisses de r√©sonances lorsque la foudre frappait. Autant vous le dire tout de suite, j’ai fait une nuit blanche ! Non pas par peur, mais par contemplation de l’instant ! C’√©tait incroyable. Je savais que je ne risquais rien tel que j’√©tais plac√©. La foudre frappait le sommet des volcans, ainsi qu’une for√™t situ√©e √† bien cent m√®tre de moi. La tente que j’avais √† ce moment l√† (parce que j’en ai eu plusieurs, l√† aussi il y a de l’aventure √† raconter :D), poss√©dait une sorte de petit auvent. Du coup, je pouvais laisser ma tente grande ouverte sans prendre l’eau et assister au spectacle. Au top ! A un moment j’ai √©t√© surpris par un bruit qui n’avait aucun lien avec l’orage. En fait, il s’agissait d’un cerf qui poussait des brames ! Il √©tait l√†, √† 3 – 4 m√®tres de ma tente ! Je le sais parce que je l’ai vu quand je suis sorti, pour comprendre ce qu’√©tait ce son que je n’avais jamais entendu au par avant. Imaginez-vous sortir de votre tente dans une atmosph√®re comme celle-ci. Vous vous retrouvez face √† un tel animal, en pleine nuit, au pied d’un volcan, sous une pluie battante, seul l’un comme l’autre et vous vous regardez comme d’√©gal √† √©gal. C’√©tait fabuleux ! L√† je peux vous dire que vous vous sentez vivant.¬†

 

Un autre souvenir qui a resurgit il y a quelques jours, suite √† une vid√©o publi√©e sur les r√©seaux sociaux qui pr√©sentait un concept de camion semi-remorque, se transformant en habitation. Je ne sais pas si il y a un lien autre que le souvenir que m’√©voque cette vid√©o, mais toujours est-il que je faisais du stop √† la sortie de Lod√®ve (34) en direction de Millau (12), quand un mec s‚Äôarr√™ta. Une fois en route on discute, on parle de nos parcours et exp√©riences de vie, puis il m’explique avec beaucoup de fi√®ret√© (et franchement il y a de quoi) qu’il est le premier √† avoir pens√©, d√©velopp√©, cr√©√© et brevet√© un semi-remorque qui se transforme en habitation. Mais rien √† voir avec les grandes caravanes que peuvent poss√©der certains forains ! L√† on passait de la remorque √† la maison avec un √©tage en sous pente et int√©gralement √©quip√© ! L’id√©e lui √©tait venu en regardant les informations. On y parlait d’un important incendie qui avait d√©truit plusieurs habitations. Del√† il s’est demand√© o√Ļ tous ces habitants allaient pouvoir vivre et retrouver rapidement un certain confort pour pouvoir tout de m√™me avancer dans leur vie, malgr√© le drame qu’ils venaient de vivre. Et l’id√©e lui est venu, comme une √©vidence. Ing√©nieur de m√©tier (je ne sais plus dans quel domaine), il a mis toutes ses billes dans son projet et la r√©alis√©. Si je me souviens bien, il venait de faire une pr√©sentation de son prototype √† des pompiers et d’autres services, dans le but d’obtenir leur soutiens (qu’il avait eu). Il se constituait un dossier b√©ton avec un maximum de soutiens issus de services et soci√©t√©s divers, pour pouvoir √™tre suivi par les banques et autres investisseurs priv√©s. Ainsi il allait pouvoir passer √† l’industrialisation de son concept. Sympa comme rencontre !

 

Tenez, une autre situation dans le genre pionnier en quelque chose. J’ai rencontr√© quelqu’un qui avais un contact en Hongrie (si ne me trompe pas). C’√©tait la premi√®re entreprise au monde √† avoir imagin√©e et fabriqu√©e des panneaux isolant √† bases de paille compress√©e et sans aucun ajout de colle. Cette personne m’a alors propos√© de particip√© au premier chantier fran√ßais, utilisant ce nouveau concept. Nous n’√©tions que tout les deux sur ce chantier, √† installer les 11 panneaux qu’il avait fait livrer. C’est un super mat√©riaux √† travailler ! Et d’une efficacit√© remarquable ! Nous sommes donc les premier en France √† avoir install√© et promotionn√©s par la suite, ces panneaux isolant √† base de paille compress√©e. Tout cela c’est d√©roul√© dans la Drome.¬†C’est excellent !

 

Un jour, une femme m’a pris en stop un peu plus au nord de Mont de Marsan (40). Elle √©tait ma√ģtre d’oeuvre pour le viaduc de Millau ! Rien que √ßa ! Partageant nos passions communes pour l’architecture, elle n’a pas h√©sit√© √† faire des kilom√®tres de d√©tour pour me faire visiter des villages magnifiques, o√Ļ la pierre √©tait charg√©e d’histoire et marqu√©e par le temps. Nous avons beaucoup √©chang√© sur le sujet et ce fut une fois de plus une rencontre inoubliable.¬†

 

Allez une derni√®re pour la route ūüôā J’ai rencontr√© un couple de hollandais, qui faisaient construire une maison en paille, terre et bois, par des b√©n√©voles (pr√®s de Cahors). Etant menuisier √† l’origine, je me suis retrouv√© √† superviser la construction de l’ossature bois, incluant la charpente. Je suis rest√© trois semaines sur place et j’y ai rencontr√© des personnalit√© incroyable. L√† aussi c’√©tait magique !

 

Je crois bien qu’un livre serait plus appropri√© pour raconter l’int√©gralit√© de cette aventure ūüėȬ†

 

Je suis tr√®s heureux de partager tout √ßa avec vous et je vous remercie pour l’attention que vous avez port√© √† cette lecture.

 

Je ne vous ai pas racont√© toute cette histoire par vantardise, mais bien au contraire parce que suis comme vous. Je vois tant de souffrance autour de moi. Tant de gens qui s’enferment dans des bulles de peurs, de pr√©jug√©s, de mal-√™tre et de para√ģtre. Alors qu’ils ont tellement de potentiels, de capacit√©s, de force ! Tout peut leur sourire si ils y croient et agissent dans ce sens. La vie est simple c’est nous qui nous la compliquons et confortons dans cette complications, que nous nourrissons, pens√©es apr√®s pens√©es, √† coup de croyances n√©gatives et bien ancr√©es ! Nous sommes tous Libre de Vivre la Vie que Nous Voulons ! C’est d√©j√† ce que nous faisons, accept√© ou non.¬†

 

Je vous souhaite que ces exemples vous servent d√©j√† tels qu’ils sont. Tout comme dans les articles pr√©c√©dents, je continuerai √† vous commenter des exp√©riences personnelles dans mes prochaines publications.¬†

 

Pour conclure, vous voyez donc qu’un choix a de multiples cons√©quences, mais qu’il vaut la peine d’√™tre fait pour ce qu’il nous apporte. Ne renoncez jamais et sachez vous remettre en question, car le r√©sultat est possible. Seul le chemin peut √™tre erron√© et c’est l√† que l’acceptation intervient.¬†

 

Et le fameux ami en question (K.Z.) ? Nous avons repris contact depuis peu et l’amiti√© qui nous liait, est encore plus forte que jamais (Salut ;)).¬†

 

Rien n’arrive par hasard. Le hasard n’est rien d’autre qu’un manque d’attention au moment o√Ļ nous prenons nos d√©cisions. Ou bien un mot pour se rassurer ¬ę¬†C’est pas moi ! C’est le hasard !¬†¬Ľ, bah oui on avait personne sous la main alors …

 

Nous avons ce que nous m√©ritons et nous m√©ritons ce que nous voulons, accept√© ou pas, apr√®s c’est juste une question d‚Äôhonn√™tet√©, ou d’orgueil. ¬†

 

Je vous Aime, Merci pour votre Soutien et Merci d’Exister !

 

Osez vous dépasser ! Osez être heureux ! Ouvrez votre conscience !

 

Bien à vous !

 

Fred.

 

PS :¬†N’h√©sitez pas √† imprimer cet article si vous pr√©f√©rez le format papier, ou plus encore, si √ßa peut vous permettre d’appliquer mes conseils et ainsi, vous aider √†¬†√™tre mieux dans Votre Vie. Pour vous faciliter, vous trouverez un lien d’impression au bas de cet article.

 

Et si vous avez aim√© ce dernier … Faites le savoir ! ūüėČ

 

Bonne lecture ! Prenez soin de Vous !

 

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